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Sarkozy a dit
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Sarkozy a fait
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Présentée par nonolimit06, « J'ai Changé »
Ainsi nous y voilà - Cinq ans... Putain, cinq ans ! -
Bien plus qu'il n'en faut, techniquement, pour achever une bête page Web
Le temps de rappeler, point par point, ce qu'il a dit... et d'examiner ce qu'il fera
Au delà des promulgations et autres décrets, je tâcherai - et vous m'y aiderez peut être - de distinguer les effets réels de la « rupture »
Souhaitons nous plus à rire qu'à pleurer...
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« Ministère de la pensée » En substance
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« Ministère de la pensée » Laïcité
La laïcité, l'égalité entre la femme et l'homme, la liberté de conscience sont des principes avec lesquels je ne transigerai jamais.
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- 21 décembre 2007
Hélas, cet engagement n'avait rien d'absolu. Il ne fallait l'entendre, bien sûr, que dans le contexte du paragraphe « Maîtriser l'immigration » du tract intitulé « Mon projet ».
- 22 décembre 2007
En allant batifoler ostensiblement dans l'univers virtuel d'EuroDisney, il avilit sa fonction élective. Mais en commettant les propos du 20 décembre au Vatican, le VRP du 6 mai parle de notre République. Sur ce point, on a vraiment l'impression d'un gros déficit. Et tellement présomptueux ; Audiard aurait ajouté « ... ils osent tout ». Un satellite passe... Quand je lis par exemple « Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé, même s’il est important qu’il s’en approche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance ». Allez, d'accord, transcendons un peu : « Dites Monsieur Jaurès ! C'est qui ce mec ? ». Voici le communiqué à ce sujet de l'association La Paix Maintenant, soutien français du mouvement israélien Shalom Arshav : Le chanoine et la République .
- 18 février 2008
« Laïcité - Réplique au discours de Nicolas Sarkozy, Chanoine de Latran » par Jean-Luc Mélenchon, sénateur socialiste de l'Essonne, est publié cette semaine du 18 février.
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18 février 2008
Sauvegardons la laïcité de la République, signons aussi l'appel laïque. « Les organisations et personnalités signataires rappellent solennellement que, selon l'article 1er de la Constitution, la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Ces quatre termes indissociables définissent des principes qui s'imposent à tous, au premier rang desquels le Président de la République. Or, les déclarations récentes de Monsieur Sarkozy, mêlant ses convictions personnelles et sa fonction présidentielle, portent atteinte à la laïcité de la République [...] »
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« Ministère de la pensée » [Dans les locaux de France 3, un 18 mars 2007]
Je ne veux pas attendre plus longtemps, je veux me faire maquiller tout de suite. Mais enfin, il n'y a personne pour m'accueillir. La direction n'est pas là ? Ce n'est pas normal. Qu'est-ce qu'ils font ? Qui suis-je pour être traité ainsi ? Personne n'est là pour m'accueillir. Toute cette direction, il faut la virer. Je ne peux pas le faire maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre. Ca ne va pas tarder.
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- 30 juin 2007
En ce domaine, beaucoup de choses ont sans doute été dites en « off », sans toujours échapper à la sagacité du délicieux Canard Echainé, tels les coups de gueule du candidat UMP dans les studios de France Télévisions. Mais le plus triste finalement, c'est qu'il n'a nul besoin de faire. Il faut dire que l'autocensure est un instinct tellement développé parmi les responsables et représentants de nos médias...
- 31 juillet 2007
Alors que 142.757 citoyens ont déjà signé la pétition pour le maintien sur la chaîne publique France 5 de l'émission Arrêt sur images, Daniel Schneidermann reçoit le 30 juin 2007 une lettre de licenciement pour «faute grave».
- 24 novembre 2007
Une véritable bouffée d'oxygène : le numéro trois du bimestriel d'analyses politiques Le Sarkophage est sorti en kiosques le 17 novembre 2007. En éditorial, Paul Ariès dresse un tableau consternant des appareils politiques dits de gauche et appelle sans détour à la refondation.
- 15 décembre 2007
Si vous le voulez, Arrêt sur Images peut réapparaître le 7 janvier 2008. Nous avons besoin d'eux... ils ont besoin de vous. Abonnez-vous !
- 17 décembre 2007
Stratège, notre chef de l'Etat ? Pas très bon, si l'on rapporte la question à la réussite de la politique gouvernementale. Donc la première vague de froid est là et le moral des troupes, plutôt en berne.
Place alors à la tactique, aux manoeuvres dilatoires, à la contre-batterie médiatique, au pipole. Le procédé est désormais prévisible. Oui, nous pouvions prévoir qu'il allait encore repousser les limites de notre capacité à être surpris, sciés sur place. L'intendance est là : la mèche est vendue par Point de vue et l'Express, appartenant tous deux au groupe belge Roularta.
La dame est pétée de blé, version égérie bobo. On l'a même vue à l'affiche, voilà deux mois, du concert organisé par SOS Racisme, contre l'amendement Mariani de la nouvelle loi sur l'immigration. Bon, grand bien leur fasse, aux uns et aussi aux immigrés qui souhaiteraient partager un peu d'affection en ces fêtes de fin d'année.
Mais foutre ! EuroDisney ! Il y a quelques jours, Valeurs Actuelles publiait « Le mois où la France a changé ». LOL (« Je me marre », dans les univers virtuels), j'en ai presque de la peine pour François d'Orcival. Sous prétexte d'y enmener ses enfants, ma belle-soeur s'y éclate. Mais c'est ma belle-soeur. Aurions-nous imaginer François Mitterrand ou même Jacques Chirac se pavaner dans un jardin d'enfants made in USA. Pour le symbole, çà nous change un peu de la Roche de Solutré !
Nous prend-il seulement pour des cons ? Le penser serait probablement nous restreindre à un Point de Vue national. Il est notre chef de l'Etat, certes, mais comme le disait le Sarkophage, il est aussi un « proconsul de la nouvelle Rome ». Alors une sorte d'appel du pied à l'Empereur ?... pour solliciter on ne sait quel coup de pouce, pour faire mieux passer la visite chez nous du Guide libyen ?
- 19 décembre 2007
Platon for TIME Pffffff... Même pas Homme de l'Année, le Nicolas. C'est Ginette Trougnard qui doit être vachement déçue. Ouaaiis, d'accord... mais Nicolas, c'est quand même le seul en Europe à l'avoir félicité pour sa victoire électorale !
- 5 janvier 2008
Nos voeux de bonheur à toutes et à tous, « Sous le Soleil du Mec Sarko », ainsi que le chante LeFred des Chezwat... Caramba !
- 8 janvier 2008
Dans l'attente de la publication du texte intégral de la conférence de presse de ce 8 janvier 2008, voici déjà un « nuage de mots » des voeux du 31 décembre :
agit
alors
année
attendent
avenir
avez
beaucoup
besoin
changement
chers
civilisation
coeur
compatriotes
confiance
conjoncture
conscient
convaincre
crois
davantage
défendre
dire
écart
enfants
environnement
étape
êtes
être europe
faire
faite
famille
femmes
ferai
fond
france
français
gouvernement
jour
malgré
même
message
mettre
mois
monde
nouvelle
oeuvre
ouverture
parler
pays
pense
perdre
politique
possible
président
pris
quotidienne
renaissance
république
respect
résultats
rôle
sais
sentiment
service
simplement
social
société
soirée
souci
suis
tâche
tant
temps
tenir
toujours
travailler
trop
union
urgence
valeurs
veux
vie
vieux
vive
voie
voulez
voulons
voulu
- 9 janvier 2008
Avec un peu de retard (Nécessité d'« OCRiser » le foutu PDF), voici le « nuage de mots » du préambule de la conférence de presse du 8 janvier :
abord
accepté
accès
accorder
accueil
achat
affaire
âgées
agglomération
agit
ainsi
ait
aller
alors
ambition
angle
année
apprendre
après
après-guerre
architecture
au-delà
audiovisuel
augmenter
aujourd'hui
aura
autorité
avantages
avenir
avons
banlieues
beaucoup
besoin
besoins
bureaucratisation
cadre
camp
campagne
capitalisme
cas
chaînes
change
changement
changements
changer
chantier
charges
choc
chômage
chose
choses
citoyen
citoyens
civilisation
civisme
climatique
cloisonnement
co-développement
coeur
comment
commission
commune
communication
compatible
comportements
compte
conditions
connaît
conseil
conseils
constitution
contribuer
convaincu
conviction
convivialité
crédits
créer
crise
critères
croissance
croissantes
croyons-nous
culture
culturelle
débat
début
décennies
décider
déclaration
défense
défis
demain
démocratie
dès
développement
devons
difficultés
dignité
dire
dit
diversité
donne
donner
drames
droit
droits
durable
écart
échelle
école
économie
économique
économiques
edgar
éducateurs
éducatif
éducative
effort
égalité
elle-même
élu
encore
enfants
engagement
ensemble
entreprendre
entreprise
entreprises
environnement
époque
équilibre
espace
esprit
essentiel
était
état
états-unis
été
être
europe
européenne
exemple
experts
exprimera
extrêmement
face
façons
faire
fais
faisons
faut
favoriser
fidèle
fin
financier
flux
fois
fond
fondamentales
fondamentaux
fondée
fonds
formation
forme
fortement
français
française
france
fruit
fut
garantir
gestion
goût
gouvernance
grand
grande
grandes
grands
grenelle
hauteur
heureux
homme
hommes
hôpital
humain
humains
humaniser
idéal
idée
idées
identité
immigration
impliquerai
impose
industrie
industrielle
initiative
institutions
instrument
intégration
intellectuelle
intéressement
jadis
jeunes
jeunesse
justice
laboratoire
laisserai
légitime
lettre
liberté
libre
lien
logement
logique
loin
longtemps
maintenant
maîtrise
maîtriser
mal
maladie
malaise
manière
marché
matière
méditerranée
meilleur
même
mêmes
mesure
mettra
mettre
miens
mieux
migratoires
mise
modèle
modernisation
modernité
moins
moment
monde
mondiale
morale
morin
moyen
moyens
nature
nécessaire
nécessité
niveau
nombre
nouveau
nouveaux
nouvelle
nouvelles
objectifs
occasion
oeuvrant
oeuvre
offrir
ogm
opposer
organiser
ouverture
ouvrière
paix
parce
parcours
paris
parisienne
parlant
parlé
parler
parlerons
partage
partager
partenaire
participation
particulier
partie
partout
passé
pays
pense
pensée
permette
permettre
personnellement
personnes
peu
peuple
peuples
peut
peut-elle
peuvent
place
planète
pnb
politesse
politique
pollution
poser
posés
possible
poursuite
pouvoir
préambule
prendra
prenne
présidence
présidentielle
présider
principes
prise
privées
problème
problèmes
produire
professionnels
profits
profonde
profondeur
programmes
progressivement
progrès
projet
promotion
promouvoir
proposant
protection
public
publique
publiques
puissent
qualité
question
questions
quotidienne
rapport
réalités
réchauffement
réconciliation
réconcilier
reconstruire
reculer
redevienne
réelles
réflexion
réforme
réformes
règles
remettre
renaissance
rendre
rénovation
rente
rentes
répondre
réponse
république
respect
responsabilité
résultats
retrouver
revalorisation
revenir
révolution
rôle
rupture
salariés
santé
savoir
scepticisme
sécurisation
sécurité
sentiment
serait
sérieux
seront
service
seulement
siècle
situation
sociabilité
social
sociale
sociaux
société
soient
solidarité
sortir
souffrance
souhaite
souviens
spéculation
subir
suis
suite
sujet
suppression
sûr
surmonter
symbole
tant
taxe
technique
télévision
temps
territoires
totale
transmettre
travail
travailler
travers
trop
trouve
trouver
union
universelles
universités
urbaine
urbanisme
urgence
valeurs
venu
véritable
veulent
veut
veux
vie
ville
violence
vis-à-vis
vivre
voie
voilà
voit
volonté
voulons
voulu
- 4 février 2008
Sa Majesté Sarko en Roumanie Merci à forumplus
- 5 février 2008
Sa Majesté Sarko chez Alstom Merci à Nico75-
- 22 février 2008
Ce 21 février, Rue89 nous révèle l'incroyable censure par les amis du président d'un titre de couverture du dernier Courrier International : « Vu de Madrid, Sarkozy ce grand malade ».
- 24 février 2008
Créé à chaud voilà moins de 36 heures, le blog « Sarkozy : casse-toi-pauvre-con ! » nous permet d'observer le processus de censure - ou d'autocensure ? - de la fameuse vidéo.
- 17 mars 2008
Lu sur Le Post au lendemain de la Grande victoire de la gauche aux élections municipales et cantonales :
selon un article paru dans le JDD du 16 mars, jour du second tour,
« Outre François de La Brosse qui s'occupe du site Internet de la présidence, un jeune normalien-HEC de 24 ans, Nicolas Princen, viendra renforcer ce pôle avec la charge de surveiller tout ce qui se dit sur la Toile, de traquer les fausses rumeurs et de déjouer toute désinformation à l'encontre du Président. L'objectif: contre-attaquer aussitôt ».
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27 juillet 2008
Merci à trescourt
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Affaires étrangères et Europe Adoption d'un traité européen simplifié
J'ai proposé à nos partenaires un traité simplifié, limité aux questions institutionnelles que nul n'a contestées pendant la campagne référendaire, afin que l'Europe se dote rapidement des moyens de fonctionner efficacement à 27 états membres. La question de la réécriture d'un texte plus global, scellant la dimension fondamentalement politique de l'Europe, se posera dans un second temps.
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- 23 juin 2007
Le conseil européen de Bruxelles s'achève le 23 juin 2007 sur la perspective d'une conférence intergouvernementale, qui négocierait le traité avant 2008. Serait ce vraiment la fin du dogme de la « concurrence libre et non faussée » ou autres « services d’intérêt économique général » (Que nous sommes encore nombreux à appeler services publics) ? Alors ces progrès auraient déjà un coût -les concessions faites aux Grands Bretons et aux Polonais- que déplorent les partisans d'une puissance européenne.
- 30 juin 2007
Sarkozy compte le faire ratifier en congrés début 2008. Mais selon un sondage réalisé fin juin 2007, 57% des Français souhaiteraient qu'il soit soumis à référendum.
- 15 novembre 2007
Selon un sondage de l'IFOP, réalisé début novembre, 71% des Français veulent un référendum.
- 25 novembre 2007
Le Comité National pour un Référendum est créé le 22 novembre 2007. De nombreuses personnalités de gauche et altermondialistes figurent parmi les citoyens ayant déjà signé cet appel au respect de la démocratie. On peut relever au passage l'identité d'acronyme avec le Conseil National de la Résistance.
- 13 décembre 2007
Le 13 décembre, les 27 chefs d'Etat ou de gouvernement de l'Union Européenne signent ce qu'il convient désormais d'appeler le Traité de Lisbonne. Présenté comme un compromis, il devrait se substituer à la défunte Constitution, rejetée par référendum en France et aux Pays-Bas. Il est censé s'appliquer le 1er janvier 2009, après ratifications par les Etats membres. En vertu de sa propre Constitution, l'Irlande procédera par référendum. Elle devrait être la seule. En France, où le gouvernement ne veut plus de consultation directe, le Congrès devrait se tenir le 4 février 2008, pour adopter - par une majorité des 3/5 des suffrages exprimés - ou rejeter la révision préalable de notre Constitution.
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7 février 2008
Le Congrès du 4 février m'apparaît comme une cuisante défaite des partis de gôche, le résultat d'un mal profond et un bien mauvais présage ; plus grave et plus triste, en ce sens, que le scrutin ayant pourvu en mai une fonction élective aujourd'hui avilie. A Versailles, la révision constitutionnelle pouvait être rejetée. Il le fallait, car c'est à ce seul moment du processus voulu par le président que se posait la question du respect de la démocratie. Si partisan du traité de Lisbonne, pouvait on risquer ainsi de le sacrifier ? On le devait. Mais une minorité seulement des élus et cadres du parti socialiste le pensait. A l'Assemblée Nationale ensuite, la séance nocturne du 6 février a tourné à la farce. « Motion référendaire » ? Tartufferie. Quelle image déplorable nous ont donné alors la plupart des députés : une réunion de potaches cyniques ou hypocrites. « Ce long débat sur l’Europe a commencé en 2005. Il sera soldé ce soir entre 21 heures 30 et une heure du matin ». En l'occurrence, Monsieur Ayrault, que solde-t-on ? Pensent-ils que l'appareil « Europe », ainsi bidouillé, puisse résister aux tensions économiques et sociales qu'exprimait le résultat du référendum en 2005 ? Ce que celui-ci a rompu, seul un nouveau référendum pouvait le reconstruire durablement. Besogneux. Cependant, certains se sont montrés d'une autre trempe : Jean-Pierre Bel, Alain Bocquet, Nicole Borvo Cohen-Seat, Marie-George Buffet, Henri Emmanuelli, Laurent Fabius, Arnaud Montebourg [...] et surtout Jean-Luc Mélenchon, qui le 26 janvier déjà, lança l'initiative pour une Constituante européenne, avec Oskar Lafontaine, président au Bundestag du groupe Die Linke.
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| 14 décembre 2007 17:39:56
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On refait le même mais cette fois sans nous demander notre avis... Cool la démocratie !
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Affaires étrangères et Europe Retrait d'Afghanistan
Arlette Chabot :
Oui, si on fait des questions courtes, sur l’Afghanistan, on a des nouvelles assez rassurantes sur les deux Français qui sont en otages en Afghanistan, est-ce que vous pensez que les troupes françaises ont toujours leur place en Afghanistan, ou est-ce qu’il faut à terme, envisager un départ ?
Réponse :
Il était certainement utile qu’on les envoie, dans la mesure où il y avait un combat contre le terrorisme. Mais la présence à long terme des troupes françaises à cet endroit du monde ne me semble pas décisive.
Arlette Chabot :
Mais même s’il faut poursuivre je dirais une présence, pour empêcher les Talibans de revenir au pouvoir ?
Réponse :
Je vous ai dit quelle était ma réponse, il y a eu à un moment donné, pour aider le gouvernement de monsieur Hamid KARZAI, où il fallait faire un certain nombre de choix et d’ailleurs le président de la République a pris la décision de rapatrier nos forces spéciales et un certain nombre d’éléments. C’est une politique que je poursuivrais.
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- 25 mars 2008
Ainsi s'est il engagé le 26 avril 2007, entre les deux tours de l'élection présidentielle.
Mais en novembre, c'est la main sur le coeur qu'il déclara devant le Congrès des Etats Unis d'Amérique :
« Let me tell you solemnly today : France will remain engaged in Afghanistan as long as it takes, because what's at stake in that country is the future of our values and that of the Atlantic Alliance. Let me say solemnly before you today : failure is not an option ».
Un même homme, six mois d'intervalle, deux auditoires différents, une même détermination, deux messages contraires : de quel côté de l'Atlantique étaient les cons ?
Depuis plusieurs mois, les lecteurs assidus du Canard Enchaîné ont pu commencer à s'en faire une idée, partageant les confidences d'un état-major de plus en plus mal dans ses Rangers. Et le 22 mars 2008, The Times annonça que la France était prête à envoyer en Afghanistan un renfort de 1000 hommes.
Interrogé sur Europe 1 ce 25 mars, Bernard Kouchner répond :
« Le chiffre sera précisé par le président de la République mais il a dit très clairement, oui, nous augmenterions le nombre de nos soldats ».
Qu'en pense le Parlement ?
- 30 mars 2008
C'est un chef d'Etat en échec qui a tenté la semaine passée de se raccrocher à la traîne de la reine d'Angleterre. Afin de vernir son image, il a commis un séjour officiel que j'aimerais croire vain et futile, plutôt qu'inconséquent et néfaste. Le slogan fumeux d'« entente amicale », pâle cover de l'Entente cordiale et délicate allusion à la première guerre mondiale, dégradera encore les relations avec nos partenaires allemands. Alors que sur fond de publication par the Sun d'une photographie de « Mrs Starkerzy » nue, les Britanniques n'en retiendrons par contraste que les toilettes de Carla B.
Je tâche d'oublier le personnage, tant il est profondément invariable, pour me focaliser sur l'annonce devant le Parlement britannique, le 26 mars, du renforcement de nos troupes en Afghanistan :
« Ensemble, nos deux pays sont déterminés à rester engagés, côte à côte, avec tous nos alliés, en Afghanistan, et je n’ai pas peur de le dire, en Afghanistan se joue une partie essentielle. La France a proposé à ses alliés de l’Alliance Atlantique une stratégie pour permettre au peuple afghan et à son gouvernement légitime de construire la paix. Si ces propositions sont acceptées, la France proposera lors du Sommet de Bucarest, de renforcer sa présence militaire. Nous ne pouvons pas accepter un retour des talibans et d’Al-Qaïda à Kaboul. La défaite nous est interdite même si la victoire est difficile. »
En Allemagne par exemple, un tel engagement dépend du vote du Bundestag et le mandat doit être renouvelé chaque année. En l'état de la Constitution, notre exécutif peut engager des troupes dans des opérations militaires extérieures, sans aval préalable du Parlement. Seule une « déclaration de guerre » doit être autorisée par députés et sénateurs. Il en est donc dispensé mais rien ne le lui interdit. Or, c'est à des parlementaires étrangers qu'il en a offert la primeur !
Le sang de nos députés n'a fait qu'un tour. Le même jour, Henri Emmanuelli interpella le premier ministre :
« Monsieur le Premier ministre, nous sommes la seule démocratie occidentale où une situation de guerre peut perdurer sans que le Parlement ne l’autorise ou n’en soit informé. Parce qu’une telle situation est inacceptable, je vous demande avec gravité, au nom du Groupe socialiste, d’organiser au plus vite un débat pour que les parlementaires puissent se prononcer sur les objectifs, sur l’opportunité, sur les modalités, sur la nécessité de cette intervention ; pour qu’ils puissent aussi examiner ce que seront les conséquences sur le plan humain, mais aussi sur celui de nos finances publiques et parce qu’aussi, Monsieur le Premier ministre, cette politique contribue à insérer la France, insidieusement, dans une sorte d’affrontement civilisationnel qui se substitue à l’ex-antagonisme des blocs. ».
Le soir, Bernard Accoyer, président UMP de l'Assemblée, écrivit au premier ministre :
« La récente décision de l'exécutif justifie que l'Assemblée soit solennellement informée et puisse débattre de cette question ».
Le 29 mars, Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, répondit que le renforcement du contingent français en Afghanistan serait débattu le 1er avril - sans vote - à l'Assemblée puis au Sénat. Ainsi, les parlementaires pourront s'exprimer deux ou trois heures sur le sujet, plus de six ans après l'atterrissage à Mazar- e- Charif du premier détachement français et dans la perspective d'une guerre que les plus optimistes font durer jusqu'en 2013.
Le lendemain des « débats », à Bucarest, Nicolas Sarkozy sera des présidents de la Vème République, le premier à participer à un sommet de l'OTAN. Par la volonté du général de Gaulle, la France avait quitté en 1966 l'organisation militaire intégrée, qui dirige aujourd'hui en Afghanistan l'International Security Assistance Force.
- 6 avril 2008
Le petit camarade de George W Bush et John Mac Cain l'a donc annoncé le 3 avril, la France réintégrera l'OTAN en 2009 : « A l’issue de la présidence française [de l'Union européenne], le moment sera venu de conclure ce processus et de prendre les décisions nécessaires pour que la France prenne toute sa place dans les structures de l’OTAN ». Et le prochain sommet de l'Organisation, pour son soixantième anniversaire, se tiendra de part et d'autre du Rhin, à Strasbourg et Kehl.
En guise d'examen de passage, un « bataillon » français sera déployé dans « la région est » de l'Afghanistan. Dans le contexte, c'est presque un moindre mal, quand on se souvient qu'en juillet 2007, Bernard Kouchner dît - sérieusement - à Condoleezza Rice : « Que peut on faire pour vous aider en Irak ? ». Conseiller à l'Elysée, Jean David Levitte complète le trio qui détermine la politique étrangère française et dont l'agenda nous est désormais connu.
Si l'on relit le Canard Enchaîné, ce « bataillon » est sans doute la formation de moins d'un millier d'hommes, qui est tenue « à la disposition de l'OTAN » depuis novembre 2007, comme le président en donna l'ordre au général Georgelin, chef d'état-major. En outre, ce sont vraisemblablement plus de 200 hommes qui devraient avoir déjà rejoint l'Afghanistan en début d'année, portant à 270 l'effectif des « conseillers » français encadrant des unités régulières afghanes de première ligne. Georgelin aurait pourtant dit et répété : « L'Afghanistan devient un merdier ingérable. Et nous n'avons aucun intérêt à nous y impliquer d'avantage [...] comme une force d'occupation dans un narco-Etat, premier producteur mondial d'opium ».
Voilà une assertion qui mérite en tous cas quelques vérifications. Que trouve-t-on sur le Web d'un point de vue militaire ?
En résumé, l'Afghanistan est un pays de 31 millions d'habitants, d'une superficie supérieure à l'Hexagone (6/5).
En octobre et novembre 2001, les 20.000 hommes de « l'Alliance du nord » et autres tribus, appuyés par des forces aériennes et terrestres anglo-américaines, chassèrent du pouvoir les Talibans, qui disposaient alors d'une armée permanente de 15.000 hommes.
C'est sous mandat de l'ONU et depuis commandement de l'OTAN, que s'est créée ensuite puis renforcée l'International Security Assistance Force, jusqu'à compter aujourd'hui près de 45.000 hommes. Ceux-ci disposent d'une formidable supériorité technologique et bien sûr, de la maîtrise totale des airs. Comme son nom l'indique, ce corps occidental assiste l'armée régulière du président Hamid Karzaï, qui compterait près de 60.000 hommes.
Or, plus de six ans après le début des opérations, cette coalition en constante croissance, jusqu'à atteindre aujourd'hui les 100.000 hommes, n'est pas parvenue à liquider 15.000 Al Qaïdistes, euh... Talibans. C'est tout le contraire qui s'est produit.
Alors qu'ils « n'opéraient » en novembre 2003 qu'à l'intérieur de quelques poches situées à la frontière pakistanaise, les voilà qui contrôlent grosso modo 70% du territoire.
Peut être a-t-on oublié un peu vite que les Talibans étaient aussi afghans, des Afghans parmi 31 millions d'autres, qui n'ont pas tous accueilli l'Américain, le Danois et le Roumain en libérateurs.
- 7 avril 2008
Selon l'AFP, Nicolas Sarkozy a déclaré en petit comité ce 7 avril que John Mac Cain, qu'il avait reçu à l'Elysée le 21 mars, était « quelqu'un de bien, très droit, très direct ».
Avez-vous aimé W ? Vous risquez d'adorer John.
« [27 janvier 2008] It's a tough war we're in. It's not going to be over right away. There's going to be other wars. I'm sorry to tell you, there's going to be other wars. We will never surrender but there will be other wars ».
- 9 avril 2008
Sans surprise, la motion de censure du gouvernement, déposée par l'ensemble de la gauche, a été rejetée par l'Assemblée le 8 avril.
Pour le Groupe socialiste, radical et citoyen, François Hollande s'est exprimé contre « un changement de nature de notre engagement en Afghanistan » et « l'intégration de la France dans l'OTAN ».
« [...] L'envoi de renforts en Afghanistan dans ce contexte est une décision politique plus que militaire. Elle s'inscrit dans un processus : celui du retour de la France dans l'organisation militaire de l'OTAN [...] »
Le Conseil du commandement des Talibans avait réagi laconiquement le 5 avril : « Durant sa campagne électorale, il a promis de se concentrer sur le retrait des troupes françaises d’Afghanistan. Maintenant il semble avoir oublié sa promesse ». Car compte tenu des effectifs déjà engagés, ce ne sont pas un millier de Français qui vont leur faire beaucoup plus mal.
Oui, le geste est symbolique, politique. Sarkozy est guidé par un atlantisme chevillé. Et dans ce carcan idéologique, il fait « le pari », comme l'écrit Anne Giudicelli sur Bakchich, d'une place plus décisive des Européens au sein de l'OTAN.
Pour le gouvernement, François Fillon a rappelé que le début de l'engagement français en Afghanistan datait de 2001, alors que Lionel Jospin était le chef d'un gouvernement de cohabitation. Et il a demandé « En déposant cette motion de censure, l'opposition entend-elle signifier que tout cela est vain ? ». Si l'on considère que tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, alors cet engagement ne fut pas vain, puisqu'aujourd'hui l'échec militaire ne fait plus de doute. Les Talibans ayant été chassés du pouvoir, la mission était de gagner la paix. La faute n'est pas celle du gouvernement français ou espagnol... ; elle incombe à l'OTAN et donc à l'administration de W Bush, faute de « stratégie globale » en Afghanistan. Le problème est désormais politique.
Je crois qu'il n'y a pas grand chose à dire de l'intervention de Jean Français Copé, pour le groupe UMP, tant elle était loufoque. Quand on explique que les soldats français deviendraient là-bas un exemple susceptible de consolider ici une « identité nationale fissurée »... Qu'il se fasse plutôt embaucher dans l'équipe de campagne de John Mac Cain.
C'est Dominique de Villepin qui parlait de « stratégie globale », le 6 avril sur Canal+. Sur la question plus générale de l'intégration dans l'OTAN, il a dit aussi : « Non seulement le retour de la France dans l'OTAN n'est pas utile, ne correspond pas aux intérêts de la France, mais je crois aussi que c'est dangereux. C’est prendre le risque d’être réduit à la famille occidentale, d’être perçus justement dans cette logique de confrontation que nous avons voulu éviter à travers notre engagement contre la guerre en Irak. Nous perdrions des marges de manoeuvre, des marges d'indépendance et une possibilité d'agir seul, sans être embrigadé dans un ensemble. Je crains la logique de bloc à bloc. Je ne crois donc pas utile de rentrer à nouveau dans l'OTAN de façon pleine et entière ».
- 13 avril 2008
Sur la question de la réintégration de l'OTAN par la France, Jean-Pierre Chevènement répond le 12 avril à Pierre Lellouche.
Le président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen se frotte là à un adversaire de choix. Militant atlantiste, partisan de l'aventure irakienne..., le député UMP de Paris est aussi vice-président de « l'assemblée parlementaire de l'OTAN ».
En écho du chef de l'Etat, il prétend promouvoir ainsi une « défense européenne [...] en complémentarité ». Ses engagements passés sont autant de raisons de douter de l'honnêteté de l'argument.
- 19 août 2008
Neuf militaires français sont tués et dix huit blessés, le 18 août, en quelques instants d'un même engagement, à moins de 50 kilomètres de Kaboul. Lors de sa retraite le lendemain, la colonne perd accidentellement quatre hommes, un mort et trois blessés.
Ces pertes sont le résultat d'une embuscade, que plusieurs spécialistes relatent aujourd'hui dans la presse. La colonne française compte deux sections d'infanterie motorisée, renforcées d'éléments afghans et américains, une centaine d'hommes au total. A l'approche d'un col, elle se heurte à « une petite centaine de talibans », pas plus d'une soixantaine selon Jean Guisnel. En quelques instants seulement, la section de tête est annéantie. Réalisée au terme de treize heures de combat, l'évacuation des corps et des blessés nécessite le renfort de deux sections d'infanterie (60 hommes) et l'appui américain d'avions A10 et hélicoptères Apache.
En une telle unité de temps et de lieu, « [...] il s'agit des plus grosses pertes au combat pour l'armée française depuis la guerre d'Algérie [...] de l'incident le plus meurtrier dans les rangs de troupes étrangères depuis le début de l'intervention de la coalition internationale en Afghanistan, fin 2001 [....] » (L'Express du 19 août)

- 25 août 2008
« [...] Dans l’embuscade de mardi dernier, la majorité des assaillants n’étaient pas afghans ! Il y a une sorte d’internationale du terrorisme islamiste [...] » Ainsi s'est exprimé Claude Guéant, dans le Parisien du 24 août.
Cela ressemble fort à de la pure propagande, si semblable au leitmotiv du gouvernement des Etats Unis. Les seuls aspects tactiques de l'engagement - une embuscade particulièrement « bien montée » - ne laissent guère de doute quant à l'implantation locale des combattants. Ou alors, d'une mauvaise foi toute politicienne, le secrétaire général de l'Elysée feint d'ignorer les liens qui peuvent unir une même ethnie par delà une frontière.
Le district de Saroubi est essentiellement peuplé de Pachtounes, majoritaires (40%) en Afghanistan et nombreux au Pakistan. Le journaliste américain Eric Margolis les voie aujourd'hui en rebellion contre Hamid Karzaï et les troupes étrangères.
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25 août 2008
De fait, la France est désormais intégrée à l'OTAN et en « guerre contre le terrorisme ».
Bakchich nous dit avoir « mis la main » sur des images « secrètes » de l'armée française, qui sont mises en ligne le 22 août. Nous assistons à une opération menée fin 2005. Des commandos « éclairent » l'attaque aérienne d'une position ennemie. Un rien complaisante, la voix off conclue « Selon nos sources, une centaine de Talibans auraient été éliminés. »
Sans mettre en doute la bonne foi des journalistes, je suis étonné par l'apparition du document, près de trois ans après les faits et moins de quatre jours après le revers du district de Saroubi. N'aurait on pas laissé filtrer ces images, pour atténuer l'impression de défaite, couper court aux polémiques sur l'impréparation et le sous équipement des troupes françaises, nous révéler un fait accompli et banaliser la situation de guerre ?...
Tragique concours de circonstances, plus de 90 civils afghans sont tués le même vendredi, lors d'un bombardement aérien dans l'ouest du pays. En raison de la triste répétition de ces « dommages collatéraux », le gouvernement afghan se résoud ce 25 août à « renégocier les termes de la présence de la communauté internationale en Afghanistan, sur la base d'un accord mutuel [...] établir les limites et les responsabilités des forces internationales sur la base d'un accord mutuel et conformément aux lois afghanes et internationales [...] mettre un terme aux frappes aériennes visant des cibles civiles, aux perquisitions et aux détentions illégales de citoyens afghans ».
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Economie et finances En substance
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- 30 novembre 2007
(Réforme des régimes spéciaux de retraite : « un gain de 200 millions la première année, qui pourrait atteindre 1 milliard en 5 ans, 2 milliards à terme. Aussi, l’enjeu financier est-il faible ») - (« Paquet fiscal » : 15 milliards offerts à la rente) + (?) = ?
- 16 décembre 2007
Selon l'équipe d'Alternatives Economiques, le « paquet fiscal » de la loi TEPA (Travail, Emploi et Pouvoir d'Achat) consent à baisser d'au moins 13 milliards les impôts des contribuables les plus aisés. Avez-vous cru que ce cadeau allait produire un « choc de confiance », dont les bienfaits nous auraient tous inondés ? Le mensuel n'était pas dupe et nous propose, en cette fin d'année 2007, un outil de calcul du nombre de crèches, de logements sociaux, de kilomètres de voies de tramway… qui ne seront pas réalisés, faute de crédits.
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6 avril 2008
Le 28 mars 2008, l'INSEE a révélé la situation des finances publiques françaises pour 2007.
Pour la première fois en quatre ans, le déficit est en hausse. Il s'accroît de 7,7 milliards d'euros et représente désormais 2,7% du PIB. La dette augmente de 60 milliards d'euros, à 64,2% (1.209,5 milliards d'euros) du PIB.
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Economie et finances Baisse des cotisations patronales et hausse simultanée de la TVA
Après y avoir beaucoup réfléchi et avoir étudié l'expérience du Danemark et celle plus récente de l'Allemagne, je suis convaincu qu'il faut expérimenter le transfert d'une partie des cotisations sociales sur la TVA, parce que ce système permet d'exonérer les exportations du financement de la protection sociale et de taxer les importations.
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- 15 juin 2007
Le 10 juin 2007, au soir du premier tour des élections législatives, Jean-Louis Borloo, questionné avec insistance par Laurent Fabius, répond « Nicolas Sarkozy veut qu'on arrête dans ce pays de taxer l'emploi » et « On va regarder l'ensemble des sujets, y compris d'ailleurs comme nos amis allemands, y compris l'éventualité de la TVA. Rien n'est tranché dans ce domaine ».
- 18 juin 2007
+56 députés pour le PS et ses Alliés (Entre PCF et Verts) : un peu de baume au coeur en attendant la suite.
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30 septembre 2007
En septembre 2007, le rapport de Christine LAGARDE en souligne les risques inflationnistes. François FILLON saisit alors le Conseil Economique et Social, « qui devra se prononcer d'ici à la fin de l'année ». Eric BESSON ne veut pas croire à son « enterrement », mais la décision semble bel et bien reportée aux calendes grecques.
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Economie et finances Déduction des intérêts d'emprunt immobilier
Dés le mois de juin prochain, si je suis élu, chacun pourra déduire de son impôt les intérêts de son emprunt immobilier. Pour ceux qui n'ont pas de revenus stables ou suffisants pour emprunter, nous généraliserons le crédit hypothécaire qui permet de garantir l'emprunt par la valeur du bien.
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- 16 août 2007
Le 16 août 2007, le Conseil Constitutionnel censure la disposition du texte qui prévoyait de rendre éligible les prêts de moins de 5 ans en cours de remboursement.
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22 août 2007
Censé stimuler la croissance et l'emploi, le « paquet fiscal » est publié au Journal Officiel le 22 août 2007 : un crédit d'impôt est instauré sur les intérêts des nouveaux emprunts, souscrits pour l'achat ou la construction d'une résidence principale. Il est plafonné à 3750 € pour une personne seule, 7500 € pour un couple et majoré de 500 € par personne à charge.
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| 1er décembre 2007 14:39:11
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j'ai acheté une maison le 25 avril 2007
pour 11 jours de décalage je n'ai pas droit à la déduction d'impôts
je trouve ça horripilant
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Economie et finances Défiscalisation des heures supplémentaires
Je veux être le président du pouvoir d'achat. Pour cela, je permettrai d'abord à ceux qui veulent travailler plus pour gagner plus de le faire, dans le secteur privé comme dans le secteur public. Les heures supplémentaires seront toutes payées au moins 25% de plus que les heures normales, et elles seront exonérées de toute charge sociale et de tout impôt. En travaillant quatre heures de plus par semaine, un salarié rémunéré au SMIC gagnera immédiatement 165 euros nets de plus par mois... Dés le mois de juin prochain, je veux créer un choc en faveur des revenus du travail. Je porterai à 25% de plus que les heures normales la rémunération de toutes les heures supplémentaires et j'exonérerai de charges sociales et fiscales les heures supplémentaires et les RTT converties en temps de travail.
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- 22 août 2007
Censé stimuler la croissance et l'emploi, le « paquet fiscal » est publié au Journal Officiel le 22 août 2007 : les heures supplémentaires sont exonérées d'impôt sur le revenu et de cotisations salariales de sécurité sociale.
- 30 novembre 2007
Lu dans Libération du 30 novembre : jugé trop complexe par les employeurs, le dispositif ne parait quasiment pas appliqué. « De toute façon, ce n’est pas que le dispositif est compliqué, c’est à cause des 35 heures que rien n’est simple » dit on au cabinet de Lagarde. Nous y voilà. Dans le style incantatoire, comme autour d'un grand feu par une nuit de solstice, le « travaillez plus pour gagner plus » paraissait presque obscène, dans un pays comptant par ailleurs tant de chômeurs. On constate désormais ce qu'il advient de ce genre de « cercle vertueux ». Autrement dit, maintenant que plusieurs milliards ont été offerts aux cyniques, que les gogos se préparent à travailler plus pour gagner autant, voire moins.
- 9 décembre 2007
«... dans le secteur privé comme dans le secteur public... » disait-il. 2000 manifestants selon la police (la préfecture), 4000, également selon la police (les organisateurs), ont répondu le 8 décembre, sur l'ile de la Cité, à l'appel du Syndicat National des Officiers de Police. Un bon quart des lieutenants, capitaines et commandants de la Police Nationale a donc défilé en scandant « Officiers en colère ». Mais quelle était la cause de ce cortège surréaliste ? La perspective de « travailler plus pour gagner moins ». Alors que cinq à sept millions d'heures supplémentaires accumulées -Vous avez bien lu, 500 par tête- n'ont toujours pas été soldées au tarif majoré, nos Columbo s'apprêtent à bénéficier au 1er janvier d'un statut de cadre, qui ne leur permettra plus de les comptabiliser, moyennant une augmentation de traitement, « dérisoire », qui ne respecte pas le protocole signé en 2004. Tout fout le camp.
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19 décembre 2007
Volant au secours de la loi TEPA (Souvenons-nous, le « paquet fiscal ») et plus particulièrement des mesures d'exonération des heures supplémentaires, apparues peu efficaces car « trop compliquées » pour les employeurs, le gouvernement a présenté en urgence son « projet de loi pour le pouvoir d’achat », ou comment le doper tout en baissant le coût du travail. Les députés en débattent encore aujourd'hui. Voici un commentaire posté ce 19 décembre par Brice Sylvestre, à la suite d'un article de Libération. C'est une joie d'en partager la lecture. « VIVE LE DEVELOPPEMENT DU RAB Avec Sarko, la France entre résolument dans l’ère du développement du rab. Le citoyen salarié peut en effet aujourd’hui choisir librement entre le rab de vacances et le rab de salaire. En d’autres termes, s’il a la frite au boulot, à l’instar du président de la République, va pour le rab de frite, dimanches et fêtes compris ! Si en revanche il se frite avec son patron, et qu’il a plutôt la pêche hors de l’entreprise, va pour le rab de pêche à la ligne : les autres s’occuperont de la croissance ! C’est une révolution copernicienne car, mine de rien - comme on dit émerveillé dans les corons -, les vrais congés payés sont désormais ceux qu’on ne prend pas. Oui, avec le développement du rab, le travailleur prend ses congés à l’usine ou au bureau pour pouvoir payer ses vacances. Le Medef en rêvait, Sarkozy l’a fait ! Il ne s’arrêtera pas là. La France est comme on sait envahie par les vieux, ses immigrés du quatrième âge. On est persuadé à l’Elysée que ce problème a aussi sa solution dans le cadre du développement du rab. On y travaille. L’Etat rachètera bientôt aux citoyens, au-delà d’un certain âge, le rab d’années qu’il leur reste à vivre grâce aux progrès de la médecine. L’argent ainsi gagné par les vieux passera immédiatement à leurs héritiers sans droits de succession, et ils débarrasseront légalement le plancher pour équilibrer le régime vieillesse et nous faire oublier Alzheimer. Tout est possible. Quand le marché est roi, tout se vend et tout s’achète, même les âmes, vivantes ou mortes. N’en doutez pas, la France a trouvé son Gogol ». Qu'en dire de plus ? Si l'objectif était de compléter la loi votée voilà quatre mois, alors la copie est à revoir. Car la possibilité pour l'employeur de racheter des RTT réduira à néant l'espace d'application (30% selon Lagarde) des heures supplémentaires exonérées. Ces dernières sont censées être payées 25% de plus que les heures normales, alors que les RTT seront vendues avec une prime de 10%. Que choisira l'employeur ? Pour sa part, le salarié paiera l'impôt sur la vente de ses RTT. On a l'impression d'assister à un jeu de bonto, le MEDEF manipulant les cartes et le gouvernement faisant le baron. A la Chambre, même des élus UMP ne savent plus vraiment où se situer.
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Economie et finances Encouragement du cumul de l'emploi et la retraite
Le retraité qui veut travailler et toucher sa retraite pourra le faire.
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Economie et finances Instauration d'un « bouclier fiscal » à 50%
Un mot sur une expression que les Français ont peut-être mal compris, c'est le bouclier fiscal. Si je suis président de la République, j'en fixerai un à 50 %. Mon idée est que nul en France ne doit se voir prélever plus de la moitié de ce qu'il a gagné dans l'année. Au fond, on travaillerait du 1er janvier au 30 juin pour l'Etat, et à partir du 1er juillet jusqu'au 31 décembre pour sa famille. Cela me semble raisonnable. Le but de la France, ce n'est pas de faire partir tous ceux qui veulent créer et innover. On a besoin de gens qui créent des richesses et pas simplement de les faire partir pour enrichir les autres pays.
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- 22 août 2007
Censé stimuler la croissance et l'emploi, le « paquet fiscal » est publié au Journal Officiel le 22 août 2007 : la somme globale d'impôts directs payés par le contribuable ne peut, en aucun cas, dépasser le plafond de 50% de ses revenus.
- 31 août 2007
L'impôt de solidarité sur la fortune est réduit en cas d'investissements dans les PME ou en cas de dons au profit d'organismes d'intérêt général agissant dans la recherche, l'enseignement supérieur ou l'insertion par l'activité économique.
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27 février 2008

Enorme !
Au moment où certains voudraient abuser de la Constitution afin de protéger vos enfants de « monstres » qui semblent pulluler aux coins de nos rues , nous apprenons par ailleurs que des centaines de Français sont impliqués dans ce qui est déjà un scandale international.
Grâce à un informateur, les services secrets allemands (BundesNachrichtenDienst) ont pu mettre à jour une « immense » filière d'évasion fiscale aboutissant en principauté du Liechtenstein. Par-delà les frontières, une collection de coquins se partageaient la bonne gâche : les coffres de divers fondations, filiales de groupes bancaires.
C'est un peu à la ramasse de la rumeur médiatique internationale qu'Eric Woerth a déclaré benoîtement le 26 février : « Tout cela doit être regardé très sérieusement et nous lancerons les contrôles ». Mais comment Monsieur le ministre ? Vos services auraient reçu ces informations depuis plusieurs semaines et les investigations, les perquisitions, n'ont pas encore commencé ? Le « secret fiscal », au moins, est bien protégé.
Rappelant que la fraude fiscale est évaluée en France entre 29 et 40 milliards d'euros par an, un commentateur pense qu'il « va être compliqué d'avancer dans l'affaire du Liechtenstein », parce que Bercy « refuse de travailler à partir de dénonciations anonymes ». Ah les bonnes âmes. Voilà une information qui pourrait presque rassurer les étrangers sans papiers.
Persiflage ? Et comment !
Ah... le « choc de confiance », ah... l'ingratitude du pipole. Dire que le « paquet fiscal » fut offert pour ne pas « faire partir tous ceux qui veulent créer et innover ».
« Irresponsable » la baisse de la TVA ? Oui, nous savons que les caisses sont vides.
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| 22 novembre 2007 10:32:53
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Le bouclier fiscal sera en partie financé par la redevance audiovisuelle payée par les personnes âgées (+ de 65 ans) non imposables... Vive la France !
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Economie et finances Réduction du déficit et de la dette publique
La maîtrise de nos finances publiques est un impératif moral autant que financier. Les jeunes générations ne peuvent accepter que les générations actuelles vivent à leur crédit. Mais je veux aussi vous dire que la dette est la conséquence de l'échec de nos politiques antérieures. C'est pourquoi mon projet concilie trois objectifs : engager les réformes dont notre pays a besoin, baisser les impôts, réduire la dette et le déficit. Il est intégralement financé par des économies sur les dépenses existantes. Je ferai en sorte qu'à l'avenir il soit interdit de financer les dépenses de tous les jours par de la dette.
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6 avril 2008
Concilier la baisse des impôts et la réduction du déficit public ? Voici un objectif ambitieux, surtout lorsqu'on commence par « baisser les impôts ».
En août 2007, moins de quatre mois après l'élection de Nicolas Sarkozy, la loi TEPA, dite « paquet fiscal », est promulguée. Détail de l'histoire : si la baisse de 15 milliards des recettes annuelles de l'Etat (Vous et moi) est bien réelle, seuls les nantis bénéficient de la « baisse des impôts ». Ainsi est remplie la première partie de l'objectif.
C'est en décembre seulement que se tient le premier conseil de modernisation des politiques publiques. Il annonce une petite centaine de mesures, destinées à « concilier l’amélioration du service public lorsqu’elle est nécessaire avec l’économie de moyens dès qu’elle est possible ». La formule parait frappée du sceau du bon sens.
Le 28 mars 2008, l'INSEE révèle la situation des finances publiques françaises pour 2007. Pour la première fois en quatre ans, le déficit est en hausse. Il s'accroît de 7,7 milliards d'euros et représente désormais 2,7% du PIB. La dette augmente de 60 milliards d'euros, à 64,2% (1.209,5 milliards d'euros) du PIB.
« 166 mesures » supplémentaires tombent à point nommé le 4 avril 2008, lors du second conseil de modernisation des politiques publiques. Les économies attendues proviendraient pour moitié du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. La seconde moitié des économies résulterait de la révision des « Grandes politiques d’intervention économiques et sociales » : logement, emploi, formation professionnelle, santé ...etc Détail de l'histoire : les gains ne seraient pleinement réalisés que dans trois ans et leur montant annuel demeurerait de toute fa&cc
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