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Présentée par nonolimit06, « J'ai Changé »

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Ainsi nous y voilà - Cinq ans... Putain, cinq ans ! -
Bien plus qu'il n'en faut, techniquement, pour achever une bête page Web
Le temps de rappeler, point par point, ce qu'il a dit... et d'examiner ce qu'il fera
Au delà des promulgations et autres décrets, je tâcherai - et vous m'y aiderez peut être - de distinguer les effets réels de la « rupture »
Souhaitons nous plus à rire qu'à pleurer...
Non à Edvige

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Le profile FaceBook de Sylvie et Nicolas

 

« Ministère de la pensée »
En substance

Sarkozy pipeau

  • 24 février 2008
    « Casse toi pauvre con » ?

    C'est celui qui dit, qui est

  • 2 mars 2008
    Entendez vous sur FaceBook
    « Nicolas, si tu te casses, on oublie tout ! »

  • 17 mars 2008

    Elections municipales et cantonales

    Résultats Municipales 2008Résultats Cantonales 2008
    La gauche détient désormais 183 villes (+38) de plus de 30.000 habitants, contre 124 à droite et 7 au MoDem.
    Dans les prochains jours, le PS devrait présider au moins 59 conseils généraux sur 101.
    Ces cartes proviennent de bast64

  • 23 mars 2008
    Rêves de droite - Défaire l’imaginaire sarkozyste
    A quelques jours de la fin des vacances parlementaires et puisque le temps n'incite pas beaucoup à la promenade, profitons du répit pour prendre un peu de hauteur avec Mona Chollet. Dans « Rêves de droite - Défaire l’imaginaire sarkozyste », la journaliste analyse les ressorts psychologiques de la régression conservatrice et son corollaire national, la république des beaufs.
    « [...] Dans le modèle marxiste, le travailleur est invité à se défaire de la mentalité servile et autodépréciative qui lui interdit de comparer son sort à celui des nantis pour revendiquer sans complexes le partage des richesses. En même temps, il s’identifie à ses semblables, salariés ou chômeurs, nationaux ou étrangers, envers qui il éprouve empathie et solidarité. Le génie du libéralisme a été de renverser ce schéma. Désormais, le travailleur s’identifie aux riches, et il se compare à ceux qui partagent sa condition : l’immigré toucherait des allocs et pas lui, le chômeur ferait la grasse matinée alors que lui se lève à l’aube pour aller trimer… Bien sûr, on peut essayer de le raisonner ; on peut lui dire qu’il faut se méfier de ces fausses évidences dont, en France, Le Pen puis Sarkozy se sont fait une spécialité : son intérêt objectif, en tant que travailleur, ce serait au contraire que les chômeurs ronflent béatement jusqu’à des deux heures de l’après-midi, puisque, s’ils sont obligés d’accepter n’importe quel boulot, cela tire vers le bas le niveau des rémunérations et des conditions de travail de l’ensemble des salariés — y compris les siennes. On peut essayer de lui démontrer par a + b qu’il se trompe d’ennemis, et qu’il ferait mieux de réserver sa défiance et son animosité à ces politiciens méphitiques qui encouragent en lui l’aigreur et le ressentiment les plus infects [...] »
    Le livre est en vente dans toutes les bonnes librairies. Conformément à la politique éditoriale de Zones, le texte intégral est en libre accès.

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« Ministère de la pensée »
Laïcité

Sarkozy pipeau

La laïcité, l'égalité entre la femme et l'homme, la liberté de conscience sont des principes avec lesquels je ne transigerai jamais.

  • 21 décembre 2007
    Hélas, cet engagement n'avait rien d'absolu. Il ne fallait l'entendre, bien sûr, que dans le contexte du paragraphe « Maîtriser l'immigration » du tract intitulé « Mon projet ».

  • 22 décembre 2007
    Miss Sarkozie
    En allant batifoler ostensiblement dans l'univers virtuel d'EuroDisney, il avilit sa fonction élective. Mais en commettant les propos du 20 décembre au Vatican, le VRP du 6 mai parle de notre République. Sur ce point, on a vraiment l'impression d'un gros déficit. Et tellement présomptueux ; Audiard aurait ajouté « ... ils osent tout ». Un satellite passe...
    Quand je lis par exemple « Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé, même s’il est important qu’il s’en approche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance ». Allez, d'accord, transcendons un peu : « Dites Monsieur Jaurès ! C'est qui ce mec ? ».
    Voici le communiqué à ce sujet de l'association La Paix Maintenant, soutien français du mouvement israélien Shalom Arshav : Le chanoine et la République .

  • 18 février 2008
    Laïcité - Réplique au discours de Nicolas Sarkozy, Chanoine de Latran
    « Laïcité - Réplique au discours de Nicolas Sarkozy, Chanoine de Latran » par Jean-Luc Mélenchon, sénateur socialiste de l'Essonne, est publié cette semaine du 18 février.

  • 18 février 2008
    Sauvegardons la laïcité de la République, signons aussi l'appel laïque.
    « Les organisations et personnalités signataires rappellent solennellement que, selon l'article 1er de la Constitution, la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Ces quatre termes indissociables définissent des principes qui s'imposent à tous, au premier rang desquels le Président de la République. Or, les déclarations récentes de Monsieur Sarkozy, mêlant ses convictions personnelles et sa fonction présidentielle, portent atteinte à la laïcité de la République [...] »

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« Ministère de la pensée »
[Dans les locaux de France 3, un 18 mars 2007]

Sarkozy pipeau

Je ne veux pas attendre plus longtemps, je veux me faire maquiller tout de suite. Mais enfin, il n'y a personne pour m'accueillir. La direction n'est pas là ? Ce n'est pas normal. Qu'est-ce qu'ils font ? Qui suis-je pour être traité ainsi ? Personne n'est là pour m'accueillir. Toute cette direction, il faut la virer. Je ne peux pas le faire maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre. Ca ne va pas tarder.

  • 30 juin 2007
    En ce domaine, beaucoup de choses ont sans doute été dites en « off », sans toujours échapper à la sagacité du délicieux Canard Echainé, tels les coups de gueule du candidat UMP dans les studios de France Télévisions. Mais le plus triste finalement, c'est qu'il n'a nul besoin de faire. Il faut dire que l'autocensure est un instinct tellement développé parmi les responsables et représentants de nos médias...

  • 31 juillet 2007
    Alors que 142.757 citoyens ont déjà signé la pétition pour le maintien sur la chaîne publique France 5 de l'émission Arrêt sur images, Daniel Schneidermann reçoit le 30 juin 2007 une lettre de licenciement pour «faute grave».

  • 24 novembre 2007
    Une véritable bouffée d'oxygène : le numéro trois du bimestriel d'analyses politiques Le Sarkophage est sorti en kiosques le 17 novembre 2007. En éditorial, Paul Ariès dresse un tableau consternant des appareils politiques dits de gauche et appelle sans détour à la refondation.

  • 15 décembre 2007
    Si vous le voulez, Arrêt sur Images peut réapparaître le 7 janvier 2008. Nous avons besoin d'eux... ils ont besoin de vous.
    Abonnez-vous !

  • 17 décembre 2007
    Stratège, notre chef de l'Etat ? Pas très bon, si l'on rapporte la question à la réussite de la politique gouvernementale. Donc la première vague de froid est là et le moral des troupes, plutôt en berne.
    Place alors à la tactique, aux manoeuvres dilatoires, à la contre-batterie médiatique, au pipole. Le procédé est désormais prévisible. Oui, nous pouvions prévoir qu'il allait encore repousser les limites de notre capacité à être surpris, sciés sur place. L'intendance est là : la mèche est vendue par Point de vue et l'Express, appartenant tous deux au groupe belge Roularta.
    La dame est pétée de blé, version égérie bobo. On l'a même vue à l'affiche, voilà deux mois, du concert organisé par SOS Racisme, contre l'amendement Mariani de la nouvelle loi sur l'immigration. Bon, grand bien leur fasse, aux uns et aussi aux immigrés qui souhaiteraient partager un peu d'affection en ces fêtes de fin d'année.
    Mais foutre ! EuroDisney ! Il y a quelques jours, Valeurs Actuelles publiait « Le mois où la France a changé ». LOL (« Je me marre », dans les univers virtuels), j'en ai presque de la peine pour François d'Orcival. Sous prétexte d'y enmener ses enfants, ma belle-soeur s'y éclate. Mais c'est ma belle-soeur. Aurions-nous imaginer François Mitterrand ou même Jacques Chirac se pavaner dans un jardin d'enfants made in USA. Pour le symbole, çà nous change un peu de la Roche de Solutré !
    Nous prend-il seulement pour des cons ? Le penser serait probablement nous restreindre à un Point de Vue national. Il est notre chef de l'Etat, certes, mais comme le disait le Sarkophage, il est aussi un « proconsul de la nouvelle Rome ». Alors une sorte d'appel du pied à l'Empereur ?... pour solliciter on ne sait quel coup de pouce, pour faire mieux passer la visite chez nous du Guide libyen ?

  • 19 décembre 2007
    Vladimir Poutine
    Platon for TIME
    Pffffff... Même pas Homme de l'Année, le Nicolas. C'est Ginette Trougnard qui doit être vachement déçue.
    Ouaaiis, d'accord... mais Nicolas, c'est quand même le seul en Europe à l'avoir félicité pour sa victoire électorale !

  • 5 janvier 2008
    Vidéo : « Sous le soleil du Mec Sarko »
    Nos voeux de bonheur à toutes et à tous, « Sous le Soleil du Mec Sarko », ainsi que le chante LeFred des Chezwat... Caramba !

  • 8 janvier 2008
    Dans l'attente de la publication du texte intégral de la conférence de presse de ce 8 janvier 2008, voici déjà un « nuage de mots » des voeux du 31 décembre :
    agit alors année attendent avenir avez beaucoup besoin changement chers civilisation coeur compatriotes confiance conjoncture conscient convaincre crois davantage défendre dire écart enfants environnement étape êtes être europe faire faite famille femmes ferai fond france français gouvernement jour malgré même message mettre mois monde nouvelle oeuvre ouverture parler pays pense perdre politique possible président pris quotidienne renaissance république respect résultats rôle sais sentiment service simplement social société soirée souci suis tâche tant temps tenir toujours travailler trop union urgence valeurs veux vie vieux vive voie voulez voulons voulu

  • 9 janvier 2008
    Avec un peu de retard (Nécessité d'« OCRiser » le foutu PDF), voici le « nuage de mots » du préambule de la conférence de presse du 8 janvier :
    abord accepté accès accorder accueil achat affaire âgées agglomération agit ainsi ait aller alors ambition angle année apprendre après après-guerre architecture au-delà audiovisuel augmenter aujourd'hui aura autorité avantages avenir avons banlieues beaucoup besoin besoins bureaucratisation cadre camp campagne capitalisme cas chaînes change changement changements changer chantier charges choc chômage chose choses citoyen citoyens civilisation civisme climatique cloisonnement co-développement coeur comment commission commune communication compatible comportements compte conditions connaît conseil conseils constitution contribuer convaincu conviction convivialité crédits créer crise critères croissance croissantes croyons-nous culture culturelle débat début décennies décider déclaration défense défis demain démocratie dès développement devons difficultés dignité dire dit diversité donne donner drames droit droits durable écart échelle école économie économique économiques edgar éducateurs éducatif éducative effort égalité elle-même élu encore enfants engagement ensemble entreprendre entreprise entreprises environnement époque équilibre espace esprit essentiel était état états-unis été être europe européenne exemple experts exprimera extrêmement face façons faire fais faisons faut favoriser fidèle fin financier flux fois fond fondamentales fondamentaux fondée fonds formation forme fortement français française france fruit fut garantir gestion goût gouvernance grand grande grandes grands grenelle hauteur heureux homme hommes hôpital humain humains humaniser idéal idée idées identité immigration impliquerai impose industrie industrielle initiative institutions instrument intégration intellectuelle intéressement jadis jeunes jeunesse justice laboratoire laisserai légitime lettre liberté libre lien logement logique loin longtemps maintenant maîtrise maîtriser mal maladie malaise manière marché matière méditerranée meilleur même mêmes mesure mettra mettre miens mieux migratoires mise modèle modernisation modernité moins moment monde mondiale morale morin moyen moyens nature nécessaire nécessité niveau nombre nouveau nouveaux nouvelle nouvelles objectifs occasion oeuvrant oeuvre offrir ogm opposer organiser ouverture ouvrière paix parce parcours paris parisienne parlant parlé parler parlerons partage partager partenaire participation particulier partie partout passé pays pense pensée permette permettre personnellement personnes peu peuple peuples peut peut-elle peuvent place planète pnb politesse politique pollution poser posés possible poursuite pouvoir préambule prendra prenne présidence présidentielle présider principes prise privées problème problèmes produire professionnels profits profonde profondeur programmes progressivement progrès projet promotion promouvoir proposant protection public publique publiques puissent qualité question questions quotidienne rapport réalités réchauffement réconciliation réconcilier reconstruire reculer redevienne réelles réflexion réforme réformes règles remettre renaissance rendre rénovation rente rentes répondre réponse république respect responsabilité résultats retrouver revalorisation revenir révolution rôle rupture salariés santé savoir scepticisme sécurisation sécurité sentiment serait sérieux seront service seulement siècle situation sociabilité social sociale sociaux société soient solidarité sortir souffrance souhaite souviens spéculation subir suis suite sujet suppression sûr surmonter symbole tant taxe technique télévision temps territoires totale transmettre travail travailler travers trop trouve trouver union universelles universités urbaine urbanisme urgence valeurs venu véritable veulent veut veux vie ville violence vis-à-vis vivre voie voilà voit volonté voulons voulu

  • 4 février 2008
    Vidéo : Tout ce qui brille
    Sa Majesté Sarko en Roumanie
    Merci à forumplus

  • 5 février 2008
    Vidéo : Sarkozy AGV
    Sa Majesté Sarko chez Alstom
    Merci à Nico75-

  • 22 février 2008
    Sarkozy ce grand malade
    Ce 21 février, Rue89 nous révèle l'incroyable censure par les amis du président d'un titre de couverture du dernier Courrier International : « Vu de Madrid, Sarkozy ce grand malade ».

  • 24 février 2008
    Créé à chaud voilà moins de 36 heures, le blog « Sarkozy : casse-toi-pauvre-con ! » nous permet d'observer le processus de censure - ou d'autocensure ? - de la fameuse vidéo.

  • 17 mars 2008
    Lu sur Le Post au lendemain de la Grande victoire de la gauche aux élections municipales et cantonales :
    selon un article paru dans le JDD du 16 mars, jour du second tour,
    « Outre François de La Brosse qui s'occupe du site Internet de la présidence, un jeune normalien-HEC de 24 ans, Nicolas Princen, viendra renforcer ce pôle avec la charge de surveiller tout ce qui se dit sur la Toile, de traquer les fausses rumeurs et de déjouer toute désinformation à l'encontre du Président. L'objectif: contre-attaquer aussitôt ».

  • 27 juillet 2008
    Vidéo : E D V I G E
    Merci à trescourt

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Affaires étrangères et Europe
Adoption d'un traité européen simplifié

Sarkozy pipeau

J'ai proposé à nos partenaires un traité simplifié, limité aux questions institutionnelles que nul n'a contestées pendant la campagne référendaire, afin que l'Europe se dote rapidement des moyens de fonctionner efficacement à 27 états membres. La question de la réécriture d'un texte plus global, scellant la dimension fondamentalement politique de l'Europe, se posera dans un second temps.

  • 23 juin 2007
    Le conseil européen de Bruxelles s'achève le 23 juin 2007 sur la perspective d'une conférence intergouvernementale, qui négocierait le traité avant 2008. Serait ce vraiment la fin du dogme de la « concurrence libre et non faussée » ou autres « services d’intérêt économique général » (Que nous sommes encore nombreux à appeler services publics) ? Alors ces progrès auraient déjà un coût -les concessions faites aux Grands Bretons et aux Polonais- que déplorent les partisans d'une puissance européenne.

  • 30 juin 2007
    Sarkozy compte le faire ratifier en congrés début 2008. Mais selon un sondage réalisé fin juin 2007, 57% des Français souhaiteraient qu'il soit soumis à référendum.

  • 15 novembre 2007
    Selon un sondage de l'IFOP, réalisé début novembre, 71% des Français veulent un référendum.

  • 25 novembre 2007
    Nous voulons un référendum
    Le Comité National pour un Référendum est créé le 22 novembre 2007. De nombreuses personnalités de gauche et altermondialistes figurent parmi les citoyens ayant déjà signé cet appel au respect de la démocratie. On peut relever au passage l'identité d'acronyme avec le Conseil National de la Résistance.

  • 13 décembre 2007
    Le 13 décembre, les 27 chefs d'Etat ou de gouvernement de l'Union Européenne signent ce qu'il convient désormais d'appeler le Traité de Lisbonne. Présenté comme un compromis, il devrait se substituer à la défunte Constitution, rejetée par référendum en France et aux Pays-Bas.
    Il est censé s'appliquer le 1er janvier 2009, après ratifications par les Etats membres. En vertu de sa propre Constitution, l'Irlande procédera par référendum. Elle devrait être la seule. En France, où le gouvernement ne veut plus de consultation directe, le Congrès devrait se tenir le 4 février 2008, pour adopter - par une majorité des 3/5 des suffrages exprimés - ou rejeter la révision préalable de notre Constitution.

  • 7 février 2008
    Le Congrès du 4 février m'apparaît comme une cuisante défaite des partis de gôche, le résultat d'un mal profond et un bien mauvais présage ; plus grave et plus triste, en ce sens, que le scrutin ayant pourvu en mai une fonction élective aujourd'hui avilie. A Versailles, la révision constitutionnelle pouvait être rejetée. Il le fallait, car c'est à ce seul moment du processus voulu par le président que se posait la question du respect de la démocratie. Si partisan du traité de Lisbonne, pouvait on risquer ainsi de le sacrifier ? On le devait. Mais une minorité seulement des élus et cadres du parti socialiste le pensait.
    A l'Assemblée Nationale ensuite, la séance nocturne du 6 février a tourné à la farce. « Motion référendaire » ? Tartufferie. Quelle image déplorable nous ont donné alors la plupart des députés : une réunion de potaches cyniques ou hypocrites. « Ce long débat sur l’Europe a commencé en 2005. Il sera soldé ce soir entre 21 heures 30 et une heure du matin ». En l'occurrence, Monsieur Ayrault, que solde-t-on ?
    Pensent-ils que l'appareil « Europe », ainsi bidouillé, puisse résister aux tensions économiques et sociales qu'exprimait le résultat du référendum en 2005 ? Ce que celui-ci a rompu, seul un nouveau référendum pouvait le reconstruire durablement.
    Besogneux.
    Cependant, certains se sont montrés d'une autre trempe : Jean-Pierre Bel, Alain Bocquet, Nicole Borvo Cohen-Seat, Marie-George Buffet, Henri Emmanuelli, Laurent Fabius, Arnaud Montebourg [...] et surtout Jean-Luc Mélenchon, qui le 26 janvier déjà, lança l'initiative pour une Constituante européenne, avec Oskar Lafontaine, président au Bundestag du groupe Die Linke.

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14 décembre 2007 17:39:56 On refait le même mais cette fois sans nous demander notre avis... Cool la démocratie !
 

Affaires étrangères et Europe
Retrait d'Afghanistan

Sarkozy pipeau

Arlette Chabot :
Oui, si on fait des questions courtes, sur l’Afghanistan, on a des nouvelles assez rassurantes sur les deux Français qui sont en otages en Afghanistan, est-ce que vous pensez que les troupes françaises ont toujours leur place en Afghanistan, ou est-ce qu’il faut à terme, envisager un départ ?
Réponse :
Il était certainement utile qu’on les envoie, dans la mesure où il y avait un combat contre le terrorisme. Mais la présence à long terme des troupes françaises à cet endroit du monde ne me semble pas décisive.
Arlette Chabot :
Mais même s’il faut poursuivre je dirais une présence, pour empêcher les Talibans de revenir au pouvoir ?
Réponse :
Je vous ai dit quelle était ma réponse, il y a eu à un moment donné, pour aider le gouvernement de monsieur Hamid KARZAI, où il fallait faire un certain nombre de choix et d’ailleurs le président de la République a pris la décision de rapatrier nos forces spéciales et un certain nombre d’éléments. C’est une politique que je poursuivrais.

  • 25 mars 2008
    Ainsi s'est il engagé le 26 avril 2007, entre les deux tours de l'élection présidentielle.
    Mais en novembre, c'est la main sur le coeur qu'il déclara devant le Congrès des Etats Unis d'Amérique :
    « Let me tell you solemnly today : France will remain engaged in Afghanistan as long as it takes, because what's at stake in that country is the future of our values and that of the Atlantic Alliance. Let me say solemnly before you today : failure is not an option ».
    Un même homme, six mois d'intervalle, deux auditoires différents, une même détermination, deux messages contraires : de quel côté de l'Atlantique étaient les cons ?
    Depuis plusieurs mois, les lecteurs assidus du Canard Enchaîné ont pu commencer à s'en faire une idée, partageant les confidences d'un état-major de plus en plus mal dans ses Rangers. Et le 22 mars 2008, The Times annonça que la France était prête à envoyer en Afghanistan un renfort de 1000 hommes.
    Interrogé sur Europe 1 ce 25 mars, Bernard Kouchner répond :
    « Le chiffre sera précisé par le président de la République mais il a dit très clairement, oui, nous augmenterions le nombre de nos soldats ».
    Qu'en pense le Parlement ?

  • 30 mars 2008
    Mrs Starkerzy
    C'est un chef d'Etat en échec qui a tenté la semaine passée de se raccrocher à la traîne de la reine d'Angleterre. Afin de vernir son image, il a commis un séjour officiel que j'aimerais croire vain et futile, plutôt qu'inconséquent et néfaste. Le slogan fumeux d'« entente amicale », pâle cover de l'Entente cordiale et délicate allusion à la première guerre mondiale, dégradera encore les relations avec nos partenaires allemands. Alors que sur fond de publication par the Sun d'une photographie de « Mrs Starkerzy » nue, les Britanniques n'en retiendrons par contraste que les toilettes de Carla B.

    Je tâche d'oublier le personnage, tant il est profondément invariable, pour me focaliser sur l'annonce devant le Parlement britannique, le 26 mars, du renforcement de nos troupes en Afghanistan :
    « Ensemble, nos deux pays sont déterminés à rester engagés, côte à côte, avec tous nos alliés, en Afghanistan, et je n’ai pas peur de le dire, en Afghanistan se joue une partie essentielle. La France a proposé à ses alliés de l’Alliance Atlantique une stratégie pour permettre au peuple afghan et à son gouvernement légitime de construire la paix. Si ces propositions sont acceptées, la France proposera lors du Sommet de Bucarest, de renforcer sa présence militaire. Nous ne pouvons pas accepter un retour des talibans et d’Al-Qaïda à Kaboul. La défaite nous est interdite même si la victoire est difficile. »

    En Allemagne par exemple, un tel engagement dépend du vote du Bundestag et le mandat doit être renouvelé chaque année. En l'état de la Constitution, notre exécutif peut engager des troupes dans des opérations militaires extérieures, sans aval préalable du Parlement. Seule une « déclaration de guerre » doit être autorisée par députés et sénateurs. Il en est donc dispensé mais rien ne le lui interdit. Or, c'est à des parlementaires étrangers qu'il en a offert la primeur !

    Le sang de nos députés n'a fait qu'un tour. Le même jour, Henri Emmanuelli interpella le premier ministre :
    « Monsieur le Premier ministre, nous sommes la seule démocratie occidentale où une situation de guerre peut perdurer sans que le Parlement ne l’autorise ou n’en soit informé. Parce qu’une telle situation est inacceptable, je vous demande avec gravité, au nom du Groupe socialiste, d’organiser au plus vite un débat pour que les parlementaires puissent se prononcer sur les objectifs, sur l’opportunité, sur les modalités, sur la nécessité de cette intervention ; pour qu’ils puissent aussi examiner ce que seront les conséquences sur le plan humain, mais aussi sur celui de nos finances publiques et parce qu’aussi, Monsieur le Premier ministre, cette politique contribue à insérer la France, insidieusement, dans une sorte d’affrontement civilisationnel qui se substitue à l’ex-antagonisme des blocs. ».
    Le soir, Bernard Accoyer, président UMP de l'Assemblée, écrivit au premier ministre :
    « La récente décision de l'exécutif justifie que l'Assemblée soit solennellement informée et puisse débattre de cette question ».
    Le 29 mars, Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, répondit que le renforcement du contingent français en Afghanistan serait débattu le 1er avril - sans vote - à l'Assemblée puis au Sénat. Ainsi, les parlementaires pourront s'exprimer deux ou trois heures sur le sujet, plus de six ans après l'atterrissage à Mazar- e- Charif du premier détachement français et dans la perspective d'une guerre que les plus optimistes font durer jusqu'en 2013.

    Le lendemain des « débats », à Bucarest, Nicolas Sarkozy sera des présidents de la Vème République, le premier à participer à un sommet de l'OTAN. Par la volonté du général de Gaulle, la France avait quitté en 1966 l'organisation militaire intégrée, qui dirige aujourd'hui en Afghanistan l'International Security Assistance Force.



  • 6 avril 2008

    Le petit camarade de George W Bush et John Mac Cain l'a donc annoncé le 3 avril, la France réintégrera l'OTAN en 2009 : « A l’issue de la présidence française [de l'Union européenne], le moment sera venu de conclure ce processus et de prendre les décisions nécessaires pour que la France prenne toute sa place dans les structures de l’OTAN ». Et le prochain sommet de l'Organisation, pour son soixantième anniversaire, se tiendra de part et d'autre du Rhin, à Strasbourg et Kehl.

    En guise d'examen de passage, un « bataillon » français sera déployé dans « la région est » de l'Afghanistan. Dans le contexte, c'est presque un moindre mal, quand on se souvient qu'en juillet 2007, Bernard Kouchner dît - sérieusement - à Condoleezza Rice : « Que peut on faire pour vous aider en Irak ? ». Conseiller à l'Elysée, Jean David Levitte complète le trio qui détermine la politique étrangère française et dont l'agenda nous est désormais connu.

    Si l'on relit le Canard Enchaîné, ce « bataillon » est sans doute la formation de moins d'un millier d'hommes, qui est tenue « à la disposition de l'OTAN » depuis novembre 2007, comme le président en donna l'ordre au général Georgelin, chef d'état-major. En outre, ce sont vraisemblablement plus de 200 hommes qui devraient avoir déjà rejoint l'Afghanistan en début d'année, portant à 270 l'effectif des « conseillers » français encadrant des unités régulières afghanes de première ligne. Georgelin aurait pourtant dit et répété : « L'Afghanistan devient un merdier ingérable. Et nous n'avons aucun intérêt à nous y impliquer d'avantage [...] comme une force d'occupation dans un narco-Etat, premier producteur mondial d'opium ».

    Voilà une assertion qui mérite en tous cas quelques vérifications. Que trouve-t-on sur le Web d'un point de vue militaire ?
    En résumé, l'Afghanistan est un pays de 31 millions d'habitants, d'une superficie supérieure à l'Hexagone (6/5).
    En octobre et novembre 2001, les 20.000 hommes de « l'Alliance du nord » et autres tribus, appuyés par des forces aériennes et terrestres anglo-américaines, chassèrent du pouvoir les Talibans, qui disposaient alors d'une armée permanente de 15.000 hommes.
    C'est sous mandat de l'ONU et depuis commandement de l'OTAN, que s'est créée ensuite puis renforcée l'International Security Assistance Force, jusqu'à compter aujourd'hui près de 45.000 hommes. Ceux-ci disposent d'une formidable supériorité technologique et bien sûr, de la maîtrise totale des airs. Comme son nom l'indique, ce corps occidental assiste l'armée régulière du président Hamid Karzaï, qui compterait près de 60.000 hommes.
    Or, plus de six ans après le début des opérations, cette coalition en constante croissance, jusqu'à atteindre aujourd'hui les 100.000 hommes, n'est pas parvenue à liquider 15.000 Al Qaïdistes, euh... Talibans. C'est tout le contraire qui s'est produit.

    Afghanistan - Novembre 2003

    Alors qu'ils « n'opéraient » en novembre 2003 qu'à l'intérieur de quelques poches situées à la frontière pakistanaise, les voilà qui contrôlent grosso modo 70% du territoire.

    Afghanistan - 2008

    Peut être a-t-on oublié un peu vite que les Talibans étaient aussi afghans, des Afghans parmi 31 millions d'autres, qui n'ont pas tous accueilli l'Américain, le Danois et le Roumain en libérateurs.



  • 7 avril 2008
    Selon l'AFP, Nicolas Sarkozy a déclaré en petit comité ce 7 avril que John Mac Cain, qu'il avait reçu à l'Elysée le 21 mars, était « quelqu'un de bien, très droit, très direct ».
    Avez-vous aimé W ? Vous risquez d'adorer John.
    « [27 janvier 2008] It's a tough war we're in. It's not going to be over right away. There's going to be other wars. I'm sorry to tell you, there's going to be other wars. We will never surrender but there will be other wars ».

  • 9 avril 2008

    Sans surprise, la motion de censure du gouvernement, déposée par l'ensemble de la gauche, a été rejetée par l'Assemblée le 8 avril.

    Pour le Groupe socialiste, radical et citoyen, François Hollande s'est exprimé contre « un changement de nature de notre engagement en Afghanistan » et « l'intégration de la France dans l'OTAN ».
    « [...] L'envoi de renforts en Afghanistan dans ce contexte est une décision politique plus que militaire. Elle s'inscrit dans un processus : celui du retour de la France dans l'organisation militaire de l'OTAN [...] »

    Le Conseil du commandement des Talibans avait réagi laconiquement le 5 avril : « Durant sa campagne électorale, il a promis de se concentrer sur le retrait des troupes françaises d’Afghanistan. Maintenant il semble avoir oublié sa promesse ». Car compte tenu des effectifs déjà engagés, ce ne sont pas un millier de Français qui vont leur faire beaucoup plus mal.

    Oui, le geste est symbolique, politique. Sarkozy est guidé par un atlantisme chevillé. Et dans ce carcan idéologique, il fait « le pari », comme l'écrit Anne Giudicelli sur Bakchich, d'une place plus décisive des Européens au sein de l'OTAN.

    Pour le gouvernement, François Fillon a rappelé que le début de l'engagement français en Afghanistan datait de 2001, alors que Lionel Jospin était le chef d'un gouvernement de cohabitation. Et il a demandé « En déposant cette motion de censure, l'opposition entend-elle signifier que tout cela est vain ? ». Si l'on considère que tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, alors cet engagement ne fut pas vain, puisqu'aujourd'hui l'échec militaire ne fait plus de doute. Les Talibans ayant été chassés du pouvoir, la mission était de gagner la paix. La faute n'est pas celle du gouvernement français ou espagnol... ; elle incombe à l'OTAN et donc à l'administration de W Bush, faute de « stratégie globale » en Afghanistan. Le problème est désormais politique.

    Je crois qu'il n'y a pas grand chose à dire de l'intervention de Jean Français Copé, pour le groupe UMP, tant elle était loufoque. Quand on explique que les soldats français deviendraient là-bas un exemple susceptible de consolider ici une « identité nationale fissurée »... Qu'il se fasse plutôt embaucher dans l'équipe de campagne de John Mac Cain.

    C'est Dominique de Villepin qui parlait de « stratégie globale », le 6 avril sur Canal+. Sur la question plus générale de l'intégration dans l'OTAN, il a dit aussi : « Non seulement le retour de la France dans l'OTAN n'est pas utile, ne correspond pas aux intérêts de la France, mais je crois aussi que c'est dangereux. C’est prendre le risque d’être réduit à la famille occidentale, d’être perçus justement dans cette logique de confrontation que nous avons voulu éviter à travers notre engagement contre la guerre en Irak. Nous perdrions des marges de manoeuvre, des marges d'indépendance et une possibilité d'agir seul, sans être embrigadé dans un ensemble. Je crains la logique de bloc à bloc. Je ne crois donc pas utile de rentrer à nouveau dans l'OTAN de façon pleine et entière ».



  • 13 avril 2008
    Sur la question de la réintégration de l'OTAN par la France, Jean-Pierre Chevènement répond le 12 avril à Pierre Lellouche.
    Le président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen se frotte là à un adversaire de choix. Militant atlantiste, partisan de l'aventure irakienne..., le député UMP de Paris est aussi vice-président de « l'assemblée parlementaire de l'OTAN ».
    En écho du chef de l'Etat, il prétend promouvoir ainsi une « défense européenne [...] en complémentarité ». Ses engagements passés sont autant de raisons de douter de l'honnêteté de l'argument.

  • 19 août 2008

    Neuf militaires français sont tués et dix huit blessés, le 18 août, en quelques instants d'un même engagement, à moins de 50 kilomètres de Kaboul. Lors de sa retraite le lendemain, la colonne perd accidentellement quatre hommes, un mort et trois blessés.

    Ces pertes sont le résultat d'une embuscade, que plusieurs spécialistes relatent aujourd'hui dans la presse. La colonne française compte deux sections d'infanterie motorisée, renforcées d'éléments afghans et américains, une centaine d'hommes au total. A l'approche d'un col, elle se heurte à « une petite centaine de talibans », pas plus d'une soixantaine selon Jean Guisnel. En quelques instants seulement, la section de tête est annéantie. Réalisée au terme de treize heures de combat, l'évacuation des corps et des blessés nécessite le renfort de deux sections d'infanterie (60 hommes) et l'appui américain d'avions A10 et hélicoptères Apache.

    En une telle unité de temps et de lieu, « [...] il s'agit des plus grosses pertes au combat pour l'armée française depuis la guerre d'Algérie [...] de l'incident le plus meurtrier dans les rangs de troupes étrangères depuis le début de l'intervention de la coalition internationale en Afghanistan, fin 2001 [....] » (L'Express du 19 août)

    War in Afghanistan 2008-08-18

  • 25 août 2008
    Vidéo : Guerre en Afghanistan - Eric Margolis
    « [...] Dans l’embuscade de mardi dernier, la majorité des assaillants n’étaient pas afghans ! Il y a une sorte d’internationale du terrorisme islamiste [...] » Ainsi s'est exprimé Claude Guéant, dans le Parisien du 24 août.
    Cela ressemble fort à de la pure propagande, si semblable au leitmotiv du gouvernement des Etats Unis. Les seuls aspects tactiques de l'engagement - une embuscade particulièrement « bien montée » - ne laissent guère de doute quant à l'implantation locale des combattants. Ou alors, d'une mauvaise foi toute politicienne, le secrétaire général de l'Elysée feint d'ignorer les liens qui peuvent unir une même ethnie par delà une frontière.
    Le district de Saroubi est essentiellement peuplé de Pachtounes, majoritaires (40%) en Afghanistan et nombreux au Pakistan. Le journaliste américain Eric Margolis les voie aujourd'hui en rebellion contre Hamid Karzaï et les troupes étrangères.

  • 25 août 2008
    Vidéo : Guerre en Afghanistan - Bombardement français
    De fait, la France est désormais intégrée à l'OTAN et en « guerre contre le terrorisme ».
    Bakchich nous dit avoir « mis la main » sur des images « secrètes » de l'armée française, qui sont mises en ligne le 22 août. Nous assistons à une opération menée fin 2005. Des commandos « éclairent » l'attaque aérienne d'une position ennemie. Un rien complaisante, la voix off conclue « Selon nos sources, une centaine de Talibans auraient été éliminés. »
    Sans mettre en doute la bonne foi des journalistes, je suis étonné par l'apparition du document, près de trois ans après les faits et moins de quatre jours après le revers du district de Saroubi. N'aurait on pas laissé filtrer ces images, pour atténuer l'impression de défaite, couper court aux polémiques sur l'impréparation et le sous équipement des troupes françaises, nous révéler un fait accompli et banaliser la situation de guerre ?...

    Tragique concours de circonstances, plus de 90 civils afghans sont tués le même vendredi, lors d'un bombardement aérien dans l'ouest du pays. En raison de la triste répétition de ces « dommages collatéraux », le gouvernement afghan se résoud ce 25 août à « renégocier les termes de la présence de la communauté internationale en Afghanistan, sur la base d'un accord mutuel [...] établir les limites et les responsabilités des forces internationales sur la base d'un accord mutuel et conformément aux lois afghanes et internationales [...] mettre un terme aux frappes aériennes visant des cibles civiles, aux perquisitions et aux détentions illégales de citoyens afghans ».



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En substance

Sarkozy pipeau

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Baisse des cotisations patronales et hausse simultanée de la TVA

Sarkozy pipeau

Après y avoir beaucoup réfléchi et avoir étudié l'expérience du Danemark et celle plus récente de l'Allemagne, je suis convaincu qu'il faut expérimenter le transfert d'une partie des cotisations sociales sur la TVA, parce que ce système permet d'exonérer les exportations du financement de la protection sociale et de taxer les importations.

  • 15 juin 2007
    Le 10 juin 2007, au soir du premier tour des élections législatives, Jean-Louis Borloo, questionné avec insistance par Laurent Fabius, répond « Nicolas Sarkozy veut qu'on arrête dans ce pays de taxer l'emploi » et « On va regarder l'ensemble des sujets, y compris d'ailleurs comme nos amis allemands, y compris l'éventualité de la TVA. Rien n'est tranché dans ce domaine ».

  • 18 juin 2007
    Résultats des législatives 2007
    +56 députés pour le PS et ses Alliés (Entre PCF et Verts) : un peu de baume au coeur en attendant la suite.

  • 30 septembre 2007
    En septembre 2007, le rapport de Christine LAGARDE en souligne les risques inflationnistes. François FILLON saisit alors le Conseil Economique et Social, « qui devra se prononcer d'ici à la fin de l'année ». Eric BESSON ne veut pas croire à son « enterrement », mais la décision semble bel et bien reportée aux calendes grecques.

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Déduction des intérêts d'emprunt immobilier

Sarkozy pipeau

Dés le mois de juin prochain, si je suis élu, chacun pourra déduire de son impôt les intérêts de son emprunt immobilier. Pour ceux qui n'ont pas de revenus stables ou suffisants pour emprunter, nous généraliserons le crédit hypothécaire qui permet de garantir l'emprunt par la valeur du bien.

  • 16 août 2007
    Le 16 août 2007, le Conseil Constitutionnel censure la disposition du texte qui prévoyait de rendre éligible les prêts de moins de 5 ans en cours de remboursement.

  • 22 août 2007
    Censé stimuler la croissance et l'emploi, le « paquet fiscal » est publié au Journal Officiel le 22 août 2007 : un crédit d'impôt est instauré sur les intérêts des nouveaux emprunts, souscrits pour l'achat ou la construction d'une résidence principale. Il est plafonné à 3750 € pour une personne seule, 7500 € pour un couple et majoré de 500 € par personne à charge.

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1er décembre 2007 14:39:11 j'ai acheté une maison le 25 avril 2007 pour 11 jours de décalage je n'ai pas droit à la déduction d'impôts je trouve ça horripilant
 

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Défiscalisation des heures supplémentaires

Sarkozy pipeau

Je veux être le président du pouvoir d'achat. Pour cela, je permettrai d'abord à ceux qui veulent travailler plus pour gagner plus de le faire, dans le secteur privé comme dans le secteur public. Les heures supplémentaires seront toutes payées au moins 25% de plus que les heures normales, et elles seront exonérées de toute charge sociale et de tout impôt. En travaillant quatre heures de plus par semaine, un salarié rémunéré au SMIC gagnera immédiatement 165 euros nets de plus par mois... Dés le mois de juin prochain, je veux créer un choc en faveur des revenus du travail. Je porterai à 25% de plus que les heures normales la rémunération de toutes les heures supplémentaires et j'exonérerai de charges sociales et fiscales les heures supplémentaires et les RTT converties en temps de travail.

  • 22 août 2007
    Censé stimuler la croissance et l'emploi, le « paquet fiscal » est publié au Journal Officiel le 22 août 2007 : les heures supplémentaires sont exonérées d'impôt sur le revenu et de cotisations salariales de sécurité sociale.

  • 30 novembre 2007
    Lu dans Libération du 30 novembre : jugé trop complexe par les employeurs, le dispositif ne parait quasiment pas appliqué. « De toute façon, ce n’est pas que le dispositif est compliqué, c’est à cause des 35 heures que rien n’est simple » dit on au cabinet de Lagarde.
    Nous y voilà. Dans le style incantatoire, comme autour d'un grand feu par une nuit de solstice, le « travaillez plus pour gagner plus » paraissait presque obscène, dans un pays comptant par ailleurs tant de chômeurs. On constate désormais ce qu'il advient de ce genre de « cercle vertueux ». Autrement dit, maintenant que plusieurs milliards ont été offerts aux cyniques, que les gogos se préparent à travailler plus pour gagner autant, voire moins.

  • 9 décembre 2007
    «... dans le secteur privé comme dans le secteur public... » disait-il.
    2000 manifestants selon la police (la préfecture), 4000, également selon la police (les organisateurs), ont répondu le 8 décembre, sur l'ile de la Cité, à l'appel du Syndicat National des Officiers de Police. Un bon quart des lieutenants, capitaines et commandants de la Police Nationale a donc défilé en scandant « Officiers en colère ».
    Mais quelle était la cause de ce cortège surréaliste ? La perspective de « travailler plus pour gagner moins ».
    Alors que cinq à sept millions d'heures supplémentaires accumulées -Vous avez bien lu, 500 par tête- n'ont toujours pas été soldées au tarif majoré, nos Columbo s'apprêtent à bénéficier au 1er janvier d'un statut de cadre, qui ne leur permettra plus de les comptabiliser, moyennant une augmentation de traitement, « dérisoire », qui ne respecte pas le protocole signé en 2004.
    Tout fout le camp.

  • 19 décembre 2007
    Vidéo : Faire la grève ? Un Idiot à Paris
    Volant au secours de la loi TEPA (Souvenons-nous, le « paquet fiscal ») et plus particulièrement des mesures d'exonération des heures supplémentaires, apparues peu efficaces car « trop compliquées » pour les employeurs, le gouvernement a présenté en urgence son « projet de loi pour le pouvoir d’achat », ou comment le doper tout en baissant le coût du travail. Les députés en débattent encore aujourd'hui.
    Voici un commentaire posté ce 19 décembre par Brice Sylvestre, à la suite d'un article de Libération. C'est une joie d'en partager la lecture. « VIVE LE DEVELOPPEMENT DU RAB Avec Sarko, la France entre résolument dans l’ère du développement du rab. Le citoyen salarié peut en effet aujourd’hui choisir librement entre le rab de vacances et le rab de salaire. En d’autres termes, s’il a la frite au boulot, à l’instar du président de la République, va pour le rab de frite, dimanches et fêtes compris ! Si en revanche il se frite avec son patron, et qu’il a plutôt la pêche hors de l’entreprise, va pour le rab de pêche à la ligne : les autres s’occuperont de la croissance ! C’est une révolution copernicienne car, mine de rien - comme on dit émerveillé dans les corons -, les vrais congés payés sont désormais ceux qu’on ne prend pas. Oui, avec le développement du rab, le travailleur prend ses congés à l’usine ou au bureau pour pouvoir payer ses vacances. Le Medef en rêvait, Sarkozy l’a fait ! Il ne s’arrêtera pas là. La France est comme on sait envahie par les vieux, ses immigrés du quatrième âge. On est persuadé à l’Elysée que ce problème a aussi sa solution dans le cadre du développement du rab. On y travaille. L’Etat rachètera bientôt aux citoyens, au-delà d’un certain âge, le rab d’années qu’il leur reste à vivre grâce aux progrès de la médecine. L’argent ainsi gagné par les vieux passera immédiatement à leurs héritiers sans droits de succession, et ils débarrasseront légalement le plancher pour équilibrer le régime vieillesse et nous faire oublier Alzheimer. Tout est possible. Quand le marché est roi, tout se vend et tout s’achète, même les âmes, vivantes ou mortes. N’en doutez pas, la France a trouvé son Gogol ».
    Qu'en dire de plus ? Si l'objectif était de compléter la loi votée voilà quatre mois, alors la copie est à revoir. Car la possibilité pour l'employeur de racheter des RTT réduira à néant l'espace d'application (30% selon Lagarde) des heures supplémentaires exonérées. Ces dernières sont censées être payées 25% de plus que les heures normales, alors que les RTT seront vendues avec une prime de 10%. Que choisira l'employeur ? Pour sa part, le salarié paiera l'impôt sur la vente de ses RTT.
    On a l'impression d'assister à un jeu de bonto, le MEDEF manipulant les cartes et le gouvernement faisant le baron. A la Chambre, même des élus UMP ne savent plus vraiment où se situer.

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Encouragement du cumul de l'emploi et la retraite

Sarkozy pipeau

Le retraité qui veut travailler et toucher sa retraite pourra le faire.

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Instauration d'un « bouclier fiscal » à 50%

Sarkozy pipeau

Un mot sur une expression que les Français ont peut-être mal compris, c'est le bouclier fiscal. Si je suis président de la République, j'en fixerai un à 50 %. Mon idée est que nul en France ne doit se voir prélever plus de la moitié de ce qu'il a gagné dans l'année. Au fond, on travaillerait du 1er janvier au 30 juin pour l'Etat, et à partir du 1er juillet jusqu'au 31 décembre pour sa famille. Cela me semble raisonnable. Le but de la France, ce n'est pas de faire partir tous ceux qui veulent créer et innover. On a besoin de gens qui créent des richesses et pas simplement de les faire partir pour enrichir les autres pays.

  • 22 août 2007
    Censé stimuler la croissance et l'emploi, le « paquet fiscal » est publié au Journal Officiel le 22 août 2007 : la somme globale d'impôts directs payés par le contribuable ne peut, en aucun cas, dépasser le plafond de 50% de ses revenus.

  • 31 août 2007
    L'impôt de solidarité sur la fortune est réduit en cas d'investissements dans les PME ou en cas de dons au profit d'organismes d'intérêt général agissant dans la recherche, l'enseignement supérieur ou l'insertion par l'activité économique.

  • 27 février 2008
    Mon château au Liechtenstein
    Enorme !

    Au moment où certains voudraient abuser de la Constitution afin de protéger vos enfants de « monstres » qui semblent pulluler aux coins de nos rues , nous apprenons par ailleurs que des centaines de Français sont impliqués dans ce qui est déjà un scandale international.
    Grâce à un informateur, les services secrets allemands (BundesNachrichtenDienst) ont pu mettre à jour une « immense » filière d'évasion fiscale aboutissant en principauté du Liechtenstein. Par-delà les frontières, une collection de coquins se partageaient la bonne gâche : les coffres de divers fondations, filiales de groupes bancaires.
    C'est un peu à la ramasse de la rumeur médiatique internationale qu'Eric Woerth a déclaré benoîtement le 26 février : « Tout cela doit être regardé très sérieusement et nous lancerons les contrôles ». Mais comment Monsieur le ministre ? Vos services auraient reçu ces informations depuis plusieurs semaines et les investigations, les perquisitions, n'ont pas encore commencé ? Le « secret fiscal », au moins, est bien protégé.
    Rappelant que la fraude fiscale est évaluée en France entre 29 et 40 milliards d'euros par an, un commentateur pense qu'il « va être compliqué d'avancer dans l'affaire du Liechtenstein », parce que Bercy « refuse de travailler à partir de dénonciations anonymes ». Ah les bonnes âmes. Voilà une information qui pourrait presque rassurer les étrangers sans papiers.

    Persiflage ? Et comment !
    Ah... le « choc de confiance », ah... l'ingratitude du pipole. Dire que le « paquet fiscal » fut offert pour ne pas « faire partir tous ceux qui veulent créer et innover ».
    « Irresponsable »
    la baisse de la TVA ? Oui, nous savons que les caisses sont vides.

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22 novembre 2007 10:32:53 Le bouclier fiscal sera en partie financé par la redevance audiovisuelle payée par les personnes âgées (+ de 65 ans) non imposables... Vive la France !
 

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Réduction du déficit et de la dette publique

Sarkozy pipeau

La maîtrise de nos finances publiques est un impératif moral autant que financier. Les jeunes générations ne peuvent accepter que les générations actuelles vivent à leur crédit. Mais je veux aussi vous dire que la dette est la conséquence de l'échec de nos politiques antérieures. C'est pourquoi mon projet concilie trois objectifs : engager les réformes dont notre pays a besoin, baisser les impôts, réduire la dette et le déficit. Il est intégralement financé par des économies sur les dépenses existantes. Je ferai en sorte qu'à l'avenir il soit interdit de financer les dépenses de tous les jours par de la dette.

  • 6 avril 2008

    Concilier la baisse des impôts et la réduction du déficit public ? Voici un objectif ambitieux, surtout lorsqu'on commence par « baisser les impôts ».

    En août 2007, moins de quatre mois après l'élection de Nicolas Sarkozy, la loi TEPA, dite « paquet fiscal », est promulguée. Détail de l'histoire : si la baisse de 15 milliards des recettes annuelles de l'Etat (Vous et moi) est bien réelle, seuls les nantis bénéficient de la « baisse des impôts ». Ainsi est remplie la première partie de l'objectif.
    C'est en décembre seulement que se tient le premier conseil de modernisation des politiques publiques. Il annonce une petite centaine de mesures, destinées à « concilier l’amélioration du service public lorsqu’elle est nécessaire avec l’économie de moyens dès qu’elle est possible ». La formule parait frappée du sceau du bon sens.
    Le 28 mars 2008, l'INSEE révèle la situation des finances publiques françaises pour 2007. Pour la première fois en quatre ans, le déficit est en hausse. Il s'accroît de 7,7 milliards d'euros et représente désormais 2,7% du PIB. La dette augmente de 60 milliards d'euros, à 64,2% (1.209,5 milliards d'euros) du PIB.
    « 166 mesures » supplémentaires tombent à point nommé le 4 avril 2008, lors du second conseil de modernisation des politiques publiques. Les économies attendues proviendraient pour moitié du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. La seconde moitié des économies résulterait de la révision des « Grandes politiques d’intervention économiques et sociales » : logement, emploi, formation professionnelle, santé ...etc Détail de l'histoire : les gains ne seraient pleinement réalisés que dans trois ans et leur montant annuel demeurerait de toute fa&cc